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  • Interview du Maire André Yuste - Retour sur deux ans d’action
  • Après deux années passées à la tête de la majorité municipale, le Maire, André Yuste, répond aux questions de la rédaction du magazine municipal "Lognes Ma Ville" sur son engagement, le bilan de son action, ses regrets, ses réussites… Interview vérité du Maire qui revient sur deux ans d’exercice de son mandat.

  • Monsieur le Maire, depuis deux ans que vous êtes maire, vous évoquez régulièrement la solidarité à Lognes. La solidarité, c’est important d’accord, mais pourquoi en faire un axe central de vos projets ?
    André Yuste : Je crois vraiment que la solidarité à Lognes, c’est une valeur fondamentale. Il y a, à Lognes, une mixité culturelle véritablement importante. Il y a un respect naturel, mais plus encore une envie évidente de se connaître ! Il y a une curiosité sincère pour les autres… C’est à mon avis ce qui caractérise chaque habitant de Lognes. Ce qui nous distingue de beaucoup de villes en Île-de-France, c’est qu’ici les communautés ne vivent pas séparées, les unes à côté des autres sans se parler. Je crois que c’est très rare de pouvoir constater qu’une valeur comme celle-là est réellement active, sensible, dans toute une ville. C’est assez incroyable, mais c’est comme ça, c’est notre histoire, c’est vraiment ce qui fait notre force. Mon rôle, en tant que Maire, est de favoriser cela. Dans tous les domaines, je veux multiplier les occasions, pour les habitants, de vivre cette richesse, cette curiosité.

    Comment cela se traduit-il concrètement dans votre action ?
    AY : La solidarité est une valeur. Ce n’est pas forcément concret, même si c’est une réalité. Ça veut dire qu’on peut choisir d’afficher de la solidarité, un peu comme un symbole, ou qu’on peut vraiment essayer de s’en emparer, de vivre les choses ensemble et de rendre concrète cette valeur qui nous réunit. En pratique, dans les politiques que je mets en oeuvre avec la majorité, il y a évidemment la culture. Ce n’est pas un hasard si le mot d’ordre de cette nouvelle saison, c’est : soyez curieux ! Mais la solidarité s’exprime partout : il y a les actions réalisées avec et pour les aînés, il y a l’action mise en place avec le CCAS pour tous les habitants qui veulent trouver une meilleure mutuelle, il y a l’opération don du sang, octobre Rose, les aides pour les impayés de loyer, la mise en accessibilité des espaces publics pour les personnes handicapées, le taux d’effort pour les tarifs municipaux afin d’assurer une réelle équité selon les revenus… On peut rendre la solidarité très concrète dans beaucoup de domaines. C’est ce que je m’efforce de faire avec la majorité.

    Quelles ont été pour vous les priorités depuis deux ans ?
    AY : C’est une question qui appellerait une réponse complexe et détaillée. Mais en résumé, je dirais que le cadre de vie a toujours été la priorité à Lognes, la maîtrise de l’urbanisation tout autant qu’une bonne gestion des espaces verts. Et puis il y a l’envie de bien vivre ensemble. Ça passe par toute une série d’animations, d’événements culturels, ça passe aussi par un soutien vraiment actif à la vie associative. On vit une ville au travers d’une association autant qu’au travers du service public rendu. Donc la dynamique associative, c’est vraiment important pour nous. Par exemple cet été, nous avons refait pour près de 350 000 € les sols de deux gymnases, Liberté et Fraternité. Le club Marne-la-Vallée basket bénéficie ainsi d’un tout nouveau parquet. Mais il n’y pas que le Basket qui est concerné par ces rénovations, il y a aussi le ping-pong, le futsal, le badminton, le club d’escalade… les élèves du Lycée sont aussi concernés. Et puis je me suis personnellement engagé auprès du club de foot pour faire réaliser, en 2019, un terrain synthétique. C’est un investissement énorme pour la ville, sans doute de plus d’1,5 millions d’euros, mais c’est une nécessité pour un club comme le nôtre d’avoir ce type de terrain. Quand je fais le point sur les deux années écoulées, je constate que nous avons répondu à des enjeux essentiellement structurels. Il fallait reconstruire la MJC, s’assurer de notre réseau d’éclairage public, investir dans le patrimoine pour les clubs et les associations, pour les écoles. La délégation de service public pour les cantines des écoles a plutôt bien fonctionné. La qualité est au rendez-vous dans les assiettes, et nous avons pu rénover entièrement cette année la salle de restauration de l’école du Four. Globalement, depuis deux ans nous avons beaucoup investi, et je dois dire que l’année 2018 aura été totalement exceptionnelle puisque nous avons dépensé près de 5 millions d’euros en investissement ! Le tout bien sûr, sans augmentation d’impôt. Mais cela, c’est le nerf de la guerre…

    Comment cela ?
    AY : Il n’y a pas de secret. Pour pouvoir agir au service de nos concitoyens, nous devons avoir des finances saines. On ne peut rien faire sans une bonne gestion financière de l’argent public. Je dois dire que la situation que m’a laissée Michel Ricart était remarquablement saine et maîtrisée. C’était un Maire avisé, sur ce domaine entre autres. J’ai poursuivi mes efforts en ce sens, avec l’ensemble de mes adjoints qui sont très attentifs sur ces sujets. Nous avons considérablement baissé la dette de la ville, nous avons fait des économies en fonctionnement de plusieurs millions depuis le début du mandat, et comme je le disais, nous avons réalisé pour 5 millions d’euros de travaux sur l’ensemble de la ville cette année.

    Dans votre réponse, on entend que les priorités sont nombreuses. On peut le comprendre, mais du coup, si tout est prioritaire, qu’est-ce qui l’est vraiment ? Est-ce que vous pouvez nous donner un mot, un seul, pour votre priorité d’ici la fin du mandat ?
    AY : Je crois qu’on ne peut pas vraiment envisager les choses comme ça. Il y a des priorités, ou plus exactement il y a des enjeux, mais il y a aussi le temps nécessaire pour y répondre. Le marché de performance énergétique ou la délégation de service public pour la restauration dans les écoles et les crèches, ce sont des contrats qui s’étalent sur 10 ans… Donc, il faut avoir conscience de l’ensemble des enjeux pour notre ville, et ensuite il faut savoir planifier les réponses à ces enjeux. Cela dépend de nos capacités budgétaires, mais aussi de la capacité de nos services à absorber la charge de travail. Sans l’engagement des agents du service public, la volonté politique ne peut aboutir. Je peux vous dire que les agents municipaux à Lognes travaillent beaucoup ! On est très loin du cliché des fonctionnaires trop nombreux et sous employés. Les élus de Lognes doivent donc tenir compte de leur charge de travail… Mais bon, pour répondre à votre question concernant une priorité et une seule dans les années qui viennent, sans hésitation, je réponds : la jeunesse.

    Voilà qui est dit. Si vous jetez un regard en arrière, depuis deux ans, de quelles réalisations êtes-vous le plus fier, et qu’est-ce que vous regrettez ?
    AY : Je suis heureux d’avoir pu finaliser la construction du nouveau bâtiment qui accueillera la MJC. Je regrette que, sur un sujet aussi important pour la ville, nous n’ayons pas pu aller plus vite, et tenir exactement nos délais. C’est toujours comme ça les gros chantiers, il y a une part aléatoire. Dans l’ensemble, le chantier de la MJC s’est bien déroulé. Cette association est vraiment dynamique à Lognes, ce n’est pas pour rien qu’elle reçoit la plus importante de toutes les subventions municipales accordées aux associations, avec plus de 200 000 €. C’est un effort considérable pour la ville, mais il va sans dire que les actions de la MJC sont largement à la hauteur de nos attentes. Je ne doute pas qu’avec ce nouveau bâtiment, la MJC va rayonner encore plus fort ! Et puis il y a un autre projet dont je suis particulièrement satisfait, c’est le marché de performance énergétique. Ce n’est pas rien de programmer le remplacement de l’ensemble des lampadaires de la ville, en s’assurant, d’une part, que le nouveau mobilier ait un bon design, qu’il soit particulièrement économique et écologique. La facture d’électricité de la ville a déjà baissé ! Ça va continuer. Et si ce n’était pas le cas, conformément à notre accord, le prestataire nous remboursera la différence ! Pour moi, c’est l’exemple même du développement durable en politique. Le développement durable, c’est une logique de bon sens qui ne néglige aucun détail. C’est pour ça que le marché de performance énergétique en est un bon exemple, parce que nous sommes gagnants sur tous les tableaux.

    Et donc, qu’est-ce que vous regrettez vraiment au cours de ces deux dernières années ?
    AY : Je regrette de n’avoir pas lancé plus tôt la démarche de modification du plan local d’urbanisme. Une modification du PLU, c’est une démarche lourde administrativement, ça implique notamment des enquêtes publiques qui prennent du temps. Ces modifications sont en cours. Dans les mois qui viennent, nous aurons pris les mesures nécessaires pour contenir les ardeurs des promoteurs sur certains secteurs. Je pense particulièrement à la limite entre la zone pavillonnaire et la zone d’activité vers le boulevard du Segrais. Je peux vous dire que toute la majorité est derrière moi pour garantir que notre cadre de vie ne soit pas dénaturé. Nous nous sommes engagés à ne pas sacrifier les espaces verts qui existent et je veux m’y tenir. Nous avons un tel cadre de vie, il n’est pas question d’y toucher ! C’est même le contraire, je souhaite le mettre plus en valeur. D’ailleurs, j’ai un autre regret, c’est d’avoir espéré que la situation sur les dépôts sauvages changerait avec de la sensibilisation. J’ai voulu commencer par alerter la population. Dans certains quartiers, j’ai beaucoup écrit pour faire de la prévention, mais il faut manifestement faire plus. Pour être honnête, ça m’insupporte. Je ne comprends pas qu’on puisse saccager son propre cadre de vie ! C’est pourquoi j’ai décidé depuis plusieurs mois de faire de la répression. J’envoie au commissaire de Police des rapports nominatifs établis par la police municipale afin que des enquêtes soient déclenchées par la Police Nationale. Et puis j’ai demandé par ailleurs au service de lancer en début d’année prochaine une application « ville », pour smartphone. Je veux que cette nouvelle appli comporte une option pour que les habitants puissent signaler des dépôts sauvages. Ça demandera certainement aux services une nouvelle organisation. Il faudra peut-être même embaucher. Mais quoi qu’il en soit, il faut se donner les moyens d’en finir avec ce fléau !

    La maîtrise de l’urbanisation, c’est un enjeu important. Comment garder la main dans ce domaine ?
    AY : Je subis, il faut le reconnaître, la pression de très nombreux promoteurs qui aimeraient construire à Lognes. Beaucoup ressortent de mon bureau avec des projets délirants qu’ils iront peut-être réaliser ailleurs, mais pas chez nous ! Si on voit le côté positif des choses, il faut dire que Lognes les attire parce qu’il y a une réelle attractivité de notre ville, avec notre cadre de vie justement, et aussi la proximité des transports, de la gare RER, de l’A4 et de la Francilienne… Les logements ici se vendent très vite, et les professionnels le savent. Il faut donc tenir bon face à ceux qui voudraient construire des tours. Le PLU est évidemment un moyen de rejeter les projets démesurés, mais il faut l’adapter régulièrement pour être certain de ne pas voir pousser des verrues dans Lognes. Et puis il y a l’atelier qui a été lancé avant l’été, sur l’élaboration d’une charte de qualité urbaine. C’est un document qui sera rédigé avec les habitants, et il me sera utile lors d’éventuelles négociations avec des promoteurs. La parole des Lognots aura du poids.

    Alors justement côté concertation et démocratie participative, où en est-on ?
    AY : De ce côté-là, les choses progressent. Nous avons bien sûr le budget participatif et le projet de ville « vivre Lognes », que la majorité municipale a élaboré à la suite des réunions de concertation avec les habitants. Ces réunions publiques ont été une expérience extrêmement enrichissante, car nous avons vu à quel point les habitants non seulement aimaient leur ville - ça on s’en doutait un petit peu - mais à quel point ils étaient aussi très innovants pour imaginer l’avenir de Lognes. C’était une belle leçon de démocratie. Personnellement j’ai toujours été convaincu que l’action publique locale ne fait sens que lorsqu’elle est expliquée et détaillée devant les citoyens, et idéalement portée par eux. C’est aussi pour ça que j’ai décidé d’ouvrir ma porte tous les mercredis aux habitants qui veulent me voir pour m’exposer leurs problèmes ou tout simplement discuter.

    Quand vous recevez des habitants, c’est de la démocratie participative ?
    AY : C’est avant tout de la démocratie ! Ce que je veux dire, c’est que je vois bien à quel point nos concitoyens peuvent avoir le réflexe de se retourner vers le maire quand ils ont une question. C’est normal, je n’ai pas toujours réponse à tout mais c’est une chose dont je me réjouis, parce que ça veut dire qu’ils ont des attentes, et s’ils viennent me voir, c’est aussi qu’ils pensent que je vais pouvoir agir. Ça veut dire qu’ils nous font confiance, et vous n’imaginez pas à quel point c’est un enjeu pour moi de répondre à cette confiance ! Être maire c’est une lourde responsabilité. Je n’oublie jamais que la démocratie, c’est précisément d’avoir voté pour quelqu’un et de pouvoir lui demander des comptes, ou de l’aide, à n’importe quel moment.

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