La municipalité continue ses actions en faveur de la santé  

Après avoir reçu en mairie les professionnels de santé le 14 février dernier, le Maire poursuit l’action municipale pour l’égalité d’accès aux soins avec le dispositif "Ma Commune Ma Santé". La Ville de Lognes et le CCAS viennent en effet de s’engager dans un partenariat avec l’association Actiom (Actions de mutualisation pour l’amélioration du pouvoir d’achat). L’objectif de cette convention : réduire les inégalités d’accès aux soins (beaucoup de personnes par manque de moyens font l’économie d’une mutuelle) et permettre au plus grand nombre de Lognots de bénéficier d’une couverture santé complémentaire à tarifs préférentiels.



La réunion de présentation s’est tenue le 17 mars à la salle du Citoyen en présence du Maire, André Yuste, de Chantal Zahlaoui, Maire-adjointe chargée de la Solidarité, du Logement social et des Aînés.
Devant 80 personnes, le Maire a introduit la réunion en expliquant notamment pourquoi la Ville avait souhaité s’engager dans cette démarche :

"Je vous remercie d’être venu ce soir pour assister à cette réunion de présentation du dispositif ma commune, ma santé que les élus de Lognes ont voulu mettre en place, pour vous, avec l’association ACTIOM. 

Avant de vous présenter dans le détail ce dispositif, et surtout de voir comment vous allez pouvoir choisir de vous y inscrire ou non, je voudrais revenir sur les motivations qui nous ont conduits à nous engager dans ce partenariat.

J’ai l’honneur d’être Maire de notre belle commune. Parallèlement, j’ai aussi la responsabilité de la présidence du centre communal d’action sociale.
Avec mon adjointe Chantal Zahlaoui, avec l’équipe de professionnels du CCAS ou du service action social de la mairie, nous constatons trop régulièrement sur le terrain les énormes difficultés financières qui frappent beaucoup de nos concitoyens. Les temps sont durs pour tout le monde. Il faut bien reconnaître qu’avec la crise les inégalités sociales sont renforcées.
Le chômage touche toujours trop de jeunes. Il touche aussi les seniors, dont on ne sait pas reconnaître l’expérience professionnelle à sa juste valeur. Pour les seniors qui sont parvenus jusqu’à l’âge de la retraite sans encombre, il faut souvent compter les sous bien avant la fin du mois. Les contrats précaires en CDD se sont multipliés, bref, il faut beaucoup de solidarité pour que les populations fragilisées puissent tenir le coup en ces temps difficiles.
Dans ce constat, très sombre je vous l’accorde, je pense aussi aux jeunes femmes qui se retrouvent seules à éduquer des enfants, tout en essayant de conserver leur emploi. À Lognes, nous connaissons plusieurs exemples de ces jeunes femmes courageuses qui, pour parvenir à nourrir leur famille, doivent faire des sacrifices, parmi lesquels le renoncement à une bonne complémentaire santé. Ce renoncement n’est pas acceptable.

Au fond, de quoi parlons-nous ?
D’égalité, dans la République. En tant qu’élu, en tant que Maire, mon devoir, et ma conviction, c’est d’agir pour que l’égalité soit une réalité entre tous.

Depuis le 1er janvier 2016, il y a un accord national interprofessionnel qui est entré en vigueur et qui oblige les employeurs à proposer aux salariés en CDI une mutuelle ; dans ce cadre l’employeur finance cette dépense de santé à hauteur de 50 % minimum.

Pour les profils de personne que je viens d’évoquer à l’instant, c’est-à-dire les salariés en CDD, les intérimaires, les demandeurs d’emploi, les seniors retraités, il n’y a pas d’accompagnement, pas de soutien prévu par la loi.

Pour nous, élus de Lognes, avec les valeurs si fortement inscrites dans l’identité de notre ville : la solidarité, et la fraternité, cette situation n’est pas tenable.

Le phénomène de la pauvreté, ce n’est pas seulement le manque d’argent. Ce sont les pauvretés qui augmentent en France : qu’elles soient bien évidemment économiques, mais aussi sociales du point de vue de l’accès à la culture ou aux soins. Sur les questions de santé, techniquement, la mairie n’a pas légalement de compétence pour faire évoluer les choses. Mais nous en avons la volonté, et parfois cela peut suffire pour donner de l’élan, et pour agir.

À travers le partenariat que le CCAS a signé avec l’association ACTIOM, nous avons la possibilité de proposer à tous les habitants un dispositif qui pourrait permettre à certains d’entre vous de ne pas sacrifier, par souci d’économie, leur capacité d’accès aux soins.
Et plus encore, le principe même de la mutualisation que porte cette association pourrait permettre à certains foyers de faire des économies.

À quoi correspond le partenariat que nous avons signé ? :

- d’abord, par l’intermédiaire du CCAS, l’association ACTIOM propose à tous les habitants de revoir avantageusement ou au moins de vérifier les termes contractuels de leur mutuelle.
- ensuite, nous mettons à la disposition de l’association un lieu pour recevoir tous les Lognots qui le souhaitent, afin de comparer les tarifs et de connaître les taux de remboursement proposé par les mutuelles que l’association a sélectionné.
- La ville de Lognes est avant tout une passerelle entre vous et l’association. Et cette association est elle-même une passerelle envers des mutuelles. Nous ne participons pas financièrement à ce dispositif, cela nous ne pouvons pas le faire. Nous l’avons fait pour les agents municipaux, parce que la loi nous le permet. Pour eux, pour nos salariés, nous pouvons prendre en partie en charge, financièrement, certains dispositifs de complémentaire. Pour les lognots qui, à la suite de cette réunion de présentation, souhaitent prendre un rendez-vous et peut-être changer de mutuelle, il y aura à verser une adhésion à l’association d’un montant de 12 €. Mais, Monsieur HOURIEZ, correspondant régional d’ACTIOM, vous en dira plus dans quelques instants.

Globalement, le principe est bien connu. C’est un principe que nous connaissons et que nous pratiquons à Lognes : l’union fait la force. En matière de négociations tarifaires, c’est une évidence, et c’est bien ce qui nous intéresse ce soir.

Je vous remercie encore d’être venus. Je me réjouis que vous soyez si nombreux. N’hésitez pas à parler de ce dispositif à vos amis, à vos voisins, parce que ce partenariat entre le CCAS et « ma commune, ma santé » s’inscrit dans le temps.

La réunion de ce soir est une réunion d’information, mais il y aura de nombreux rendez-vous possibles au CCAS pour tous ceux qui veulent des renseignements sur leur cas particulier"

Une première permanence au CCAS (9/11 rue du Sffrage Universel est prévue le mardi 4 avril 2017.
Pour tout savoir : www.macommunemasanté.org